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15 à 20% des françaises et français sont touchés par une anxiété négative : adultes, adolescents, enfants, personnes âgées… C’est comme épidémie qui n’épargne personne et nous empêche d’apprécier pleinement notre vie.

Comprendre l’anxiété et le trouble anxieux

L’anxiété est un état psychologique et physiologique qui est, dans sa forme positive, indispensable à l’expérience humaine : elle nous sert à anticiper le futur et à nous y préparer.

Mais l’anxiété devient négative et un trouble quand elle perturbe nos réactions et nos comportements au quotidien.
Elle provoque alors un dérèglement des émotions (elle nous rend par exemple abattu ou irritable, agressif) et des symptômes physiques (comme des migraines, des problèmes de peau ou une boule dans la gorge, une boule au ventre…)

Le mécanisme est intimement lié à l’incertitude face à la vie.
Pour des personnes qui souffrent d’anxiété négative, l’incertitude colore tout changement, toute nouveauté en inquiétude ou en peur et elle les pousse à vivre avec de fausses certitudes.
Elles ont alors tendance à sur-interpréter et à percevoir toutes sortes de situations comme potentiellement dangereuses ou menaçantes.
L’anxiété se traduit aussi à travers une tendance à se sentir débordé par un trop plein d’informations ou à se sentir jugé négativement par les autres.

Craignez les anxieux, le jour où ils n’auront plus peur, ils seront les maîtres du monde

Tonino BENACQUISTA

L’anxiété parle de nos difficultés à nous s’adapter

L’anxiété négative qui se répand dans notre époque et notre société  témoigne de nos difficultés à nous adapter à un environnement qui ne cesse de se transformer.
Un environnement dans lequel il nous faut tout le temps faire nos preuves, réussir, être performant … les personnes qui souffrent d’anxiété négative vivent avec une pression insidieuse pour « être à la hauteur ».

Bien sûr l’atmosphère de crise actuelle amplifie les raisons de se sentir anxieux : peur de la solitude, peur de la perte d’emploi, incapacité à atteindre des normes formatées par la société de consommation… Ces critères extérieurs de réussite nous plaquent des idées et des modèles qui nous coupent de notre potentiel de capacités qui sont pourtant les plus utiles pour évaluer notre vie et nos expériences.

Comment choisir sa vie et comment la vivre dans une société qui privilégie la surinformation et la connexion permanente ?

  • « Est-ce que je suis capable ? »
  • « Est ce que je vais y arriver ? »
  • « Est-ce que j’ai fait le bon choix ? »
  • « Est-ce que je vais le regretter ? »
  • « Est-ce que je vais garder mon travail ? »
  • « Est-ce qu’on va me licencier ? »
  • « Est-ce que je vais devoir déménager ? »
  • « Est-ce qu’il ou elle va me quitter ? »

Ce type de questions provoque une overdose d’incertitude dans le cerveau et déroule des scénarios négatifs et limitants.

Comment se manifeste l’anxiété

Etre anxieux c’est vivre de façon répétitive avec un sentiment de menace ou de danger :
l’esprit s’inquiète à l’avance pour des évènements qui ne se sont pas encore produits ou pour des évènements du passé dont il n’arrive pas à se détacher.

Sous la pression d’une anxiété négative nous avons des difficultés à interpréter correctement les situations et on se sent facilement débordés :

  • nous avons des difficultés à arrêter des choix
  • nous manquons de confiance en nos capacités à faire face,
  • nous manquons de confiance en nos jugements
  • nous avons peur de nous tromper
  • nous avons un désir sans cesse insatisfaits de contrôler la situation

Voilà quelques unes des manifestations de l’anxiété qui génère des nuances de sentiments et des émotions qui vont de l’inquiétude, à l’angoisse, la peur.

Différencier la peur et l’anxiété

La peur est bien différente de l’anxiété.
La peur est une émotion primaire et universelle : quand nous percevons un danger alors notre cerveau s’affole et l’adrénaline se répand dans notre organisme pour nous préparer à fuir, à nous battre ou à résister.
La peur sert à nous faire réagir, c’est pourquoi ses manifestations physiques sont si intenses et désagréables.
Toute l’énergie de notre corps est mobilisée par cette émotion et ce n’est qu’une fois que son intensité a diminué que nous pouvons commencer à analyser la situation : une fois que l’amygdale a fini de s’affoler, le cortex peut traiter la situation.
L’anxiété, elle, est un état de mal-être psychosomatique diffus et récurrent qui laisse l’esprit inquiet et se manifeste à travers des symptômes physiques répétitifs.

Comment gérer l’anxiété négative

Pourtant nous avons en nous des capacités et des ressources intérieures pour ne plus être le jouet de nos inquiétudes.
Pour commencer un espace thérapeutique est le lieu où vous pouvez revendiquer le droit d’avoir peur et où vous pouvez reconnaitre l’ampleur de votre insécurité ou de votre incertitude.
Vous pouvez aussi explorer vos ressources pour faire face à la situation et cultiver l’espoir.

Face à l’anxiété, à l’angoisse ou à l’incertitude se sentir pleinement vulnérable et accepter sa fragilité, ce sont des attitudes qui ont un pouvoir transformateur.
Vous pouvez en faire l’expérience en thérapie, ou à travers un soutien psychologique et apprendre à développer des qualités personnelles comme le courage, la patience, la combativité, la créativité ou la résistance. Vous pouvez révéler votre force intérieure en apprenant à confronter vos inquiétudes et vos peurs irrationnelles à la réalité.

Comment soigner l’anxiété

On peut se faire accompagner par un psy pour observer et explorer ses sensations d’inquiétude ou d’insécurité et comprendre ce que l’anxiété nous fait vivre.

Apprendre à lutter contre l’anxiété négative c’est quitter les projections vers le futur ou les regrets du passé pour privilégier aussi souvent que possible l’instant présent, l’ici et maintenant qui est le seul instant pour apprécier pleinement sa vie.

Au fil du travail thérapeutique, la conscience et la raison deviennent des parades à l’anxiété car nous pouvons transformer nos manières d’appréhender la réalité et arrêter d’élaborer des scénarios angoissants pour privilégier des manières de penser plus aidantes.

Nous pouvons aussi accepter notre impuissance à tout contrôler ou accepter de nous déconnecter aussi souvent que possible des mails, des smartphones, des tablettes qui nourrissent l’anxiété négative : en faisant le choix de ne pas réponde aux sollicitations nous préservons un espace de liberté intérieure et de calme.

Une thérapie pour gérer son anxiété

Il nous faut apprendre à accepter cette anxiété qui appartient à notre nature humaine et au monde dans lequel on vit et qui change à toute vitesse.
D’abord l’accepter dans le corps en déconnectant le raisonnement intellectuel.
Puis observer nos manières de penser et les schémas de notre histoire personnelle qui sont cachés derrière le trouble anxieux.
Le but est de revenir au calme intérieur, de savoir le provoquer et l’accueillir et cultiver un équilibre de vie (en transformant par exemple notre relation au travail ou notre consommation d’excitants ou encore en changeant notre relation à l’agressivité et au stress négatif)

Nous pouvons tous apprendre à apprivoiser nos peurs et à connaitre nos fragilités en devenant plus conscients, plus compréhensifs et plus acceptant envers nous même.